NUTRITION

La santé ça s’apprend ! C’est ainsi qu’un médecin suisse m’a poussée à réfléchir à l’impact de nos actions sur notre capital santé… il y a 15 ans en arrière déjà ! Notamment, sur les causes à effets de ce que nous mettons dans notre assiette. Telle une voiture, le carburant que l’on offre à notre machine interne va déterminer son bon fonctionnement. Dès lors, nous avons plus de soins pour nos voitures que notre corps !

En effet, nous ingérons sans étonnement pesticides, métaux lourds, colorants chimiques, exhausteurs de goût, perturbateurs neurologiques et endocriniens, nanoparticules, ainsi que tout un tas de produits transformés qui vont induire des réponses absolument néfastes à moyen, long terme. Sans compter nos habitudes alimentaires propices à une sur-acidification de notre métabolisme qui générera ainsi des dépôts d’acides uriques dans nos articulations, pour ne citer qu’une des problématiques liées. Tout un tas de maladies découlent ainsi de nos erreurs alimentaires… Est-ce réellement cela qu’on veut léguer à nos enfants ?!

manger vivant, varié et végétal

Il n’est pas si difficile de rester en bonne santé. Avec quelques conseils avisés et un peu de connaissances, sortir du lobbying des multinationales et de l’agroalimentaire n’est vraiment pas sorcier. Il existe dès lors une règle, élaborée par le Dr. Christian Tal Schaller, pionnier de l’alimentation vivante dont j’ai cité sa missive en début de chapitre, qui vous permet de vous diriger vers une saine habitude alimentaire : celle des 3 V !

  • Végétal, car les plantes transforment l’énergie solaire en oxygène et en molécules organiques donnant ainsi naissance à des fibres cellulosiques indispensables pour la bonne santé humaine. De plus elles contiennent toutes les substances actives nécessaires au métabolisme des cellules de notre corps
  • Vivant, car avec la révolution industrielle, en moins de 200 ans, nous nous sommes de plus en plus éloignés du produit frais. Les aliments nous parviennent sucrés, enrichis, contenant de plus en plus de graisses (mauvais acides gras saturés) et de sel… et bien moins de fibres végétales
  • Varié, car c’est en mangeant un peu de tous les végétaux que la nature nous offre que nous pouvons puiser tous les nutriments essentiels à notre bon fonctionnement. De plus, la règle du varié nous permet de faire des écarts, afin de ne pas s’isoler dans une société qui met à mal les bonnes habitudes alimentaires

Dès lors, la question de l’alimentation végétale durant les différentes phases de la vie se pose. Manger végétal, est-ce réellement adapté à tous ?!

De l’enfance au 3ème âge, l’alimentation végétale est absolument indiquée. Pour preuves, l’Académie de Nutrition et Diététique (Academy of Nutrition and Dietetics, AND) des États-Unis a déclaré que « les régimes bien planifiés VN, lacto-VG et lacto-ovo-VG sont appropriés à tous les stades de cycle de vie, y compris la grossesse et l’allaitement »[1]. D’autres études ont conclu que les régimes entièrement végétaux sont adéquats à tout stade de la vie pour autant qu’ils soient bien planifiés.


[1] Melina, V.; Craig, W.; Levin, S. Position of the Academy of Nutrition and Dietetics: Vegetarian Diets. J. Acad. Nutr. Diet 2016, 116, 1970–1980

De plus, le rapport du Dietary Guidelines Committee américain de 2015[2], outre mettre en avant le fait qu’un régime végétarien (incluant le régime végétalien) est bénéfique pour l’environnement, incite les américains à davantage de verdure dans leurs assiettes stipulant que ce type de régime est l’un des trois régimes alimentaires de référence.


[2] https://health.gov/dietaryguidelines/2015-scientific-report/

L’état actuel des recherches semblent clairement montrer que la consommation de produits d’origine animale n’est pas sans conséquence sur la santé humaine et planétaire. Pour exemple, nous pourrions citer les études suivantes :

L’ANSES fait état de l’inquiétante émergence de la résistance à l’antibiothérapie[3] due à l’utilisation intensive de ces médicaments par les éleveurs afin de contrer l’émergence des maladies infectieuses des animaux.


[3] Anses, 2019. Suivi des ventes de médicaments vétérinaires contenant des antibiotiques en France en 2018, 102 p. (p. 16). Disponible en ligne : https://www.anses.fr/fr/system/files/ANMV-Ra-Antibiotiques2018.pdf

Le nombre d’animaux élevés en confinement, dotés d’une variabilité génétique très pauvre et soumis à une croissance rapide, crée des conditions idéales pour l’émergence et la propagation de nouveaux pathogènes tels que virus, listeria monocytogènes, salmonelles, campylobacters, E. coli[4].


[4] Otte J. et al., 2007. Industrial livestock production and global health risks. Pro-Poor Livestock Policy Initiative Research Report. Rome, Italy: FAO. Disponible en ligne : http://r4d.dfid.gov.uk/PDF/Outputs/Livestock/PPLPIrep-hpai_industrialisationrisks.pdf

En 2012, Bernstein P. et al., dans leur rapport « Red Meat Consumption and Mortality: Results from 2 Prospective Cohort Studies »[5], parlaient de l’augmentation de maladies telles que cancer du côlon, maladies cardiovasculaires, obésité ou encore diabète de type 2 en lien avec la surconsommation de viande rouge. Ces liens ont également été appuyés par l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES) en 2017[6]. L’OMS en parlait déjà en 2015[7].


[5] Bernstein P. et al., 2012. « Red Meat Consumption and Mortality: Results from 2 Prospective Cohort Studies », Archives of Internal Medicine, 172 (7): 555‑63. doi:10.1001/archinternmed.2011.2287

[6] Anses, 2017. Étude des relations entre consommation de groupes d’aliments et risque de maladies chroniques non transmissibles. Disponible en ligne :  https://www.anses.fr/en/system/files/NUT2012SA0103Ra-3.pdf

[7] OMS, 2015. Le Centre international de Recherche sur le Cancer évalue la consommation de la viande rouge et des produits carnés transformés, communiqué de presse. Disponible en ligne : http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2015/cancer-red-meat/fr/

Dès lors, manger un peu plus végétal, biologique et local est un acte indispensable pour la santé de toute la famille, pour les animaux mais aussi pour la planète !

Conseils nutritionnels et thérapeutiques

Je me ferais une joie de vous accompagner vers une meilleure approche alimentaire afin de retrouver la santé, la maintenir ou prévenir les maladies.

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